Et si les ovnis étaient des machines
à remonter le temps ?

le murmure des fantomes - OVNIS

 

Cette alternative à l’hypothèse extra-terrestre,

pour élucider les énigmes agaçantes des ovnis,

est aujourd’hui en plein dans l’air du temps.

 

 

En d’autres termes, les conducteurs des soucoupes volantes sont-ils, non pas des extraterrestres venus d’ailleurs, mais nos descendants ? A savoir, des terriens du futur, des terrestres extra-temporels ayant maîtrisé la technique du voyage dans le temps et venant visiter leur passé, ainsi les maîtres des soucoupes ne seraient ni des astronautes, ni des spationautes, mais des « chrononautes ». A l’heure du 2008 où est annoncée comme l’année zéro du voyage dans le temps, cette possibilité ne manque pas d’un regain d’intérêt.

Il est vrai qu’elle est extrêmement séduisante et féconde et parait comme par magie, résoudre nombre de caractéristiques mal comprises du comportement des ovnis. Au point de se demander pourquoi elle n’a pas plus de succès !

 

Qui donc a eu cette géniale intuition, du moins en France, de ne pas faire arriver ces formes « soucoupiques » d’une trop lointaine planète inobservable, donc inaccessible, ni surgir d’un inconscient collectif plutôt abstrus ? C’est un ufologue français disparu : René Fouéré (1904-1980), fondateur du GEPA (Groupement d’Etude des Phénomènes Aériens) ; il fut l’un de nos ufologues qui ne se contentaient pas de collationner les données mais tentèrent de rationaliser le phénomène. Figurent à ce panthéon, A. Michel, J.A. Hynek… Dans son bulletin du GEPA « Phénomènes spatiaux » n°8 de juin 1966, R. Fouéré posait la question : « les ovnis seraient-ils des revenants du futur ? ».

Et de parler carrément de «machines » que nous apercevons dans le ciel « qui n’auraient pas besoin d’être en mesure de traverser des distances se mesurant en années-lumière et pourraient être des véhicules à portée restreinte à usage purement terrestre, mais capables de descendre ou de remonter l’échelle du temps ». Ainsi le premier problème résolu en remplaçant par les vaisseaux spatiaux par des machines à remonter le temps serait celui de la distance incommensurable à parcourir pour venir jusqu’à nous par des voyageurs galactiques voire extragalactiques.

 

Parmi les autres questions auxquelles l’hypothèse temporelle fournirait « une élégante solution » il y aurait l’aspect humanoïde des conducteurs d’ovnis si contestée par les sceptiques et les exobiologistes pour qui la vie dans l’Univers doit être diverse et variée. Dans le cadre « temporel », leur petitesse corporelle, assortie à une grosse tête serait symptomatique de ce qu’ils sont (à une date ultérieure indéterminée mais tout de même lointaine tant la notion de machine temporelle semble encore loin de ce qui se prépare en 2008 dans l’accélérateur de particules (LVC) de Genève), préfigurerait ce à quoi ressemblera la race humaine (évolution naturelle ou artificielle dans quelques millions d’années, quant elle aura  opéré une sorte de foetalisation régressive.

On évacuerait aussi le problème du top grand nombre d’observations une exploration spatiale envisage plutôt un débarquement en bonne et due forme que des incursions sporadiques étalées sur plus d’un demi-siècle voire beaucoup plus les visiteurs pouvant provenir de différentes époques du futur. L’intérêt persistant des « chrononautes » pour la Terre parmi les autres exoplanètes s’expliquerait facilement par le fait qu’elle a été le berceau de leur propre espèce ! Plus de problème de langue non plus. Quoi d’étonnant à ce que les explorateurs français du futur fréquentent la France à une époque reculée pour eux, actuelle pour nous, et s’expriment dans notre propre langue ?

Quant aux apparitions/disparitions subies d’ovnis, comme s’ils se matérialisaient ou dématérialisaient, ce serait justement au moment où ils basculent dans un autre temps, dans un sens ou dans l’autre, à l’aller ou au retour, que se produirait le phénomène ; ce qui n’affecterait en rien une certaine « matérialité » des ovnis et de leurs occupants (races, effets sur l’environnement, etc) De même le problème des ovnis du passé interprété dans le cadre de la thèse des « anciens astronautes en visite sur terre et semblant avoir marqué, voire orienté, les civilisations anciennes, pourrait être vu dans le cadre d’une sorte d’«amplificateur culturel à réaction positive, le futur s’agrandissant lui-même par réinjection dans le passé de fragments de son acquis ».

 L’hypothèse temporelle

 L’Américain Marc Davenport dans un livre beaucoup plus récent ajoute à ces réponses apportées par l’hypothèse temporelle de l’origine des ovnis celle des enlèvements (abductions). La preuve : les nombreuses expériences de temps manquant rapportés par les victimes de ce qui apparaît comme des kidnapping mais qui, en fait, ne serait que des « prélèvements » engagés dans le processus d’amélioration rétroactive de l’espèce humaine.  S’appuyant sur la notion de « warp drive », jadis réservée à la série TV « Star Trek » et maintenant largement débattue scientifiquement, même à la NASA, pour envisager des véhicules spatiaux usant d’un moteur « à distorsion » où la notion de déplacement est remplacée par la capacité du vaisseau de « replier » de l’espace-temps en le contractant devant lui et « l’expansant » derrière (de la sorte on pourrait atteindre jusqu’à 1000 fois la vitesse de la lumière), M. Davenport implique l’émission d’énormes quantités de radiations électromagnétiques inhérente à ce mode de propulsion qui remonte le temps aux interférences des ovnis avec les moteurs d’automobiles, les perturbations électriques et mécaniques, la paralysie des témoins et des animaux ainsi que les troubles de perception sensorielles.

 L’hypothèse extra-temporelle

 Cette hypothèse donnerait également un fondement inespéré à la politique de la « non interférence » que pratiquent sans discontinuer les ovnis et leurs occupants, c'est-à-dire un refus systématique du contact, une discrétion non démentie jugée suspecte de la part d’extraterrestres supérieurs voire conquérants. Une timidité en tout cas totalement incompréhensible de la part de visiteurs spatiaux engagés dans une phase de colonisation du cosmos.

En effet, l’immixtion de visiteurs venus du futur au sein même de leur propre passé leur imposerait certaines règles très sévères sous peine de catastrophes pouvant aboutir paradoxalement à leur propre anéantissement.

La pénétration temporelle, ainsi dirigée vers le passé, devrait être drastiquement réglementée sous peine de voir la moindre modification du cours de l’histoire passée venir perturber même subtilement le cours des choses.

René Fouéré n’était certes pas homme à s’octroyer comme ça la paternité de l’idée des ovnis en provenance du futur. Honnêtement, il citait plusieurs articles la concernant parus dans la célèbre « Flying Saucer Review » britannique en 1963 et 1964 et dans le Bulletin de la BUFORA, en 1966. En France, il en concédait modestement la primauté à Aimé Michel qui, lui-même, avait attribué à un dénommé « Capitaine C… » une première allusion à l’origine possible temporelle des ovnis : les ovnis ne sont rien d’autre « que l’humanité future visitant son passé » .

Quant à sa propre réflexion, il avouait qu’elle lui avait été inspirée par un texte de science fiction de l’écrivain-poète américain Ray Bradbury : une nouvelle tirée de son recueil : « Les pommes d’or du Soleil » publié chez Denoël décrivant une chasse aux dinosaures.

Ainsi, les conducteurs d’ovnis ne veulent-ils pas infléchir le cours de notre évolution dans un sens qui les empêcheraient, eux, d’inventer la machine àremonter temps grâce à laquelle ils nous visitent et qui pourrait nous influencer ? D’où leurs grandes précautions à nous aborder.

 

 

 

 

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